02# subversion

a subversion est considérée comme une menace. Elle fait partie de trois craintes «à la fois anciennes [1] et réamorcées dans le cadre globalisé de la post-modernité dominée par la notion de risque et une nouvelle culture de la peur : l’invasion,
la subversion et la contamination.» [2].
C’est quelque chose qui dérange et porte atteinte à l’ordre établi. En clair, selon les sociétés mais aussi les époques, cette notion mouvante « difficile à définir ou à avérer précisément»(ibid.) englobe tout ce que la culture dominante rejette. La subversion transcende les frontières du genre [3],
peut être grossière ou subtile et peut faire rire (rire subversif).
Par extrapolation cela peut aussi la rapprocher de l’idée d’inversion.
Les médias sont présentés «comme un laboratoire du genre, source et vecteur d’une conception normative et hiérarchisée des représentations qui lui sont associées»[2]. Malgré tout, ils sont aussi un véhicule de la subversion comme par exemple lors de la diffusion de l’eurovision 2014 que l’autrichienne Conchita Wurst a remporté haut la main.
La subversion n’est ni le bien, ni le mal et c’est peut être aussi cela qui contrarie les plus pragmatiques.

[1] Delumeau J., La Peur en Occident (XIVe-XVIIIe siècles). Une cité
assiégée, Paris, Fayard, 1978.

[2] « Genre et médias : quels espaces de subversion ? »,
Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 19 mars 2014,
http://calenda.org/279540

[3] Mosse G. L., L’Image de l’homme. L’invention de la virilité moderne, Paris, Éditions Abbeville, 1997.

Ce fanzine participatif regroupe le travail de C.Cisinski /T.Loridant/S.Martinand /S.Fisthole/ Dahsha/Miracle cacao/ UGDLR/ Cooleyu